Association Départementale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes de l'Isère

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09 septembre 2018

Journée des associations 2018

Le samedi 08 septembre 2018

la FNDIRP,par le biais de sa représentation locale, était présente à la journée de Associations organisée par la ville de Saint-Egrève. Une aprés-midi riche en rencontre.


Marcelle, Michel et Christophe (Responsable de la FNDIRP sur le canton de St Egrève)IMG_4689








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23 août 2018

22 août 1944 - 22 août 2018 Commémoration du 74 ème anniversaire de la Libération de Saint-Egrève

 A Droite G ROCHE pour l'ANACR et toutes les autres associations. A Gauche D Boisset Maire de St Egrève

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Carré Militaire Mr le Maire avec la FNACA et toutes les autres associations

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07 août 2018

Pas d'Histoire sans elles...

Merci Véronique pour cette Chronique extraite du Patriote Résistant de l'Isère...

Pas d’histoire sans elles

Que transmettons-nous aujourd’hui à nos enfants ? Certes une histoire riche, complexe, ouverte au monde. Mais ce récit, qui se pense universel, reste partiel, partial et finalement borgne.  C’est une conception de l’histoire enseignée qui remonte aux débuts de notre école républicaine : penser et conjuguer l’histoire au masculin pour former des citoyens et des grands hommes qui agiraient seuls sur l’espace public. Le « roman national », geste de nos héros, proposait dans ses marges une « petite histoire » touchant le domaine privé, agrémentée d’anecdotes plus ou moins légères : c’était la part des femmes. Des générations ont été formées selon cette approche encore dominante. N’est-il pas surprenant de parler au seul masculin de mouvements nationaux, sociaux ou religieux, de guerres, de massacres, de génocides, alors que des populations entières sont concernées ? N’est-il pas étrange de parler au seul masculin, ou au neutre pluriel, de migrations, d’urbanisation, de bouleversements technologiques, de modification du travail, alors que femmes et hommes y sont impliqués, souvent différemment? Pourquoi contribuer à un musée imaginaire des arts où les femmes ne sont que des objets de représentation ? Pourtant, dès 1940, avec les manifestations de ménagères, elles sont les premières à « monter au front ». Dans la résistance, elles ont joué un rôle déterminant. Comme les hommes, les femmes ont été arrêtées, emprisonnées, torturées, déportées, assassinées. Dans les camps femmes et hommes partageaient les mêmes conditions : logements insalubres, nourriture très insuffisante, absence quasi-totale de soins, travail forcé, humiliations, violences, assassinats.

Depuis quarante ans, l’histoire des femmes est devenue un champ de recherches scientifiques. Répondant à une attente du mouvement social des femmes des années 1970, il s’agissait en premier lieu de rendre visibles les femmes du passé. Depuis les années 1980, l’objectif est aussi d’analyser les relations sociales entre femmes et hommes, relations qui organisent toute société selon des modalités variables. Par ailleurs, les identités masculines et féminines ne résultent pas seulement de données naturelles mais aussi de constructions sociales et culturelles qui doivent être historicisées. Ces approches, plus récentes, constituent ce qu’on appelle communément l’histoire du genre.

Les années 2000 ont vu naitre la première loi sur la parité politique, la création du congé de paternité. Les années 2010, jusqu’à aujourd’hui mettent l’accent sur les violences faites aux femmes, sans toutefois y mettre les moyens financiers : fermetures de plannings familiaux, de centres d’IVG, de CIDFF (centre d’information des droits des femmes et de la famille), comme à Grenoble l’an passé.

L’affaire Weinstein est la dernière démonstration que la domination patriarcale est bien présente, et que le combat pour l’égalité femmes-hommes est un combat nécessaire et indispensable dans la marche vers l’humanité. Notre association, dans son rôle et ses actions de témoignages et de transmission aux jeunes générations a le devoir d’être déterminée pour dire que l’histoire ne se fait pas sans les femmes. Pas d’histoire sans elles, nous ne sommes ni victimes, ni héroïques mais actrices.

 

Véronique Sanchez

Membre du bureau départemental

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16 juillet 2018

Témoignage ...voyage vers l'Enfer

Témoignage de Paulette et Colette Roche Femme et fille de Georges Roche alias commandant "Coriace" chef FTPF sur le canton de Saint Egrève.

Paulette et Colette ont été déporté au camp pour femme de Ravensbruck

Cette lettre s'adresse aux enfants, frère et soeurs (Marcelle et Roger) restés en France et placés dans des familles d'accueil.

temoigne

18-11-44

Mes chers petits

Nous sommes dans le train, un wagon à bestiaux nous pensons bien à vous trois et à toute notre famille. Quel est notre destination nous nous en doutons un peu mais bientôt nous pourrons être de retour. Meilleurs baisers

Maman Paulette                                                     Merci à la personne qui enverra ce mot

Melle Colette Roche 

sT Egrève Isère

Publié avec l'aimable autorisation de Marcelle Roche

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06 juillet 2018

Hommage à Franz Pepelnjak

Samedi 16 juin 2018

 

C’est en tant que Présidente déléguée départementale de la FNDIRP que je m‘adresse à vous. Je vais essayer et ce, de manière non exhaustive, de vous livrer le parcours, ô combien méritant de Franz Pepelnjak, notamment lors de son internement et de sa déportation.

Militant, dès son plus jeune âge, au sein des jeunesses communistes et ensuite du parti communiste français, cet engagement le conduisit à être un résistant de la 1ère heure, notamment au sein de la MOI, mouvement de résistance initié par le parti communiste français. Il mène aussi des actions avec le front national, celui de l’époque bien évidemment.

Les collabos, à la botte de Pétain, accomplissant leur sale besogne, dénoncèrent les activités de Franz et il est interné, pendant 7 mois  à la prison de Douai. Il est libéré en juin 42. Il poursuit des actes de résistance et une nouvelle arrestation le conduit dans plusieurs geôles vichystes : Béthune, Doullens, Nancy, Ecrouves,  et Voves. Dans ce dernier camp, il participe à l’organisation d’une évasion mais ne réussit pas à en bénéficier. Après l’évacuation du camp, il part pour Compiègne au camp de Royallieu en mai 44. Il n’y reste que 15 jours et part pour Neuengamme, entassé dans des wagons à bestiaux, sans nourriture ni boisson.

Dans ce camp de la mort nazi, il porte le triangle rouge avec les lettres YU, nationalité yougoslave. Il est affecté au Kommando de Bremmen Farge pour la construction d’une base sous-marine. Il profite d’un changement de vêtements pour gratter le YU et le remplacer par le F.

En janvier 45, il quitte le camp considéré comme « musulman » (expression signifiant moribond dans le jargon nazi) et est transféré au camp de Neuengamme où il est entassé, dans un bâtiment en dur, avec des camarades dans le même état que lui. Suite à un accord entre la croix rouge suédoise et Himmler, il est décidé de vider le camp. Il réussit à s’engouffrer dans une camionnette qui devait rapatrier essentiellement les prisonniers suédois. Stoppé dans un Kommando du nord, après une longue marche de 70km, le ventre vide, il arrive à Bergen Belsen. Le camp est libéré le 15 avril par les Britanniques. Il le quitte le 23 mai et revient en France le 25.

Après très peu de repos, il reprend ses activités politiques au sein du PCF. Rien n’avait ébranlé ses convictions, fidèle à ses idéaux il était resté.

En 48, une participation active aux manifestations anti OTAN lui confère une condamnation à 1 mois de prison et à 5 ans d’inéligibilité. En effet, il tombe sous le coup de la loi de reconduction à la frontière, il est yougoslave. Il finit par obtenir sa naturalisation suite à sa demande.

A l’époque, il est chaudronnier, chef de chantier. Des problèmes de santé l’obligent à changer de profession. Il réussit un concours du ministère de l‘équipement et choisit un poste sur Grenoble, région qu’il connaissait.

Il devient martinérois en 1966. Il sera quelque temps secrétaire de la section FNDIRP de Saint Martin d’Hères.

A son retour, il a peu raconté. Par pudeur ? Par douleur ? Par humilité ? Peu importe, il a beaucoup agi pour son pays et pour les valeurs républicaines. Permettez-moi de reprendre quelques mots de Julien Lauprêtre, Président du Secours Populaire Français, à propos du débat sur l’identité française : « qui la mérite le plus ? Les flics français qui ont torturé et conduit au peloton d’exécution et dans les camps de la mort nazis ou ces hommes qui ont tout donné pour la France au péril de leur vie ? ». Fin de citation. N’oublions jamais que c’est aussi grâce à des étrangers que la France a retrouvé ses lettres de noblesse.

Aujourd’hui la FNDIRP a perdu un militant, un ami, un grand monsieur.

Monsieur Franz Pepelnjak, votre action et celle de vos camarades de misère, doit rester dans nos mémoires pour le plus jamais ça. Vos luttes pour les valeurs de Paix, de Justice et de Liberté nous tracent le chemin que nous devons suivre. D’ailleurs, vos enfants et petits-enfants ont déjà, par leur militantisme, bien entamé cette route.

Vous avez, malgré d’énormes souffrances, avilissements et sacrifices, su garder foi en l’être humain. A l’heure où le fascisme refait surface de manière éhontée, à l‘heure où l’individualisme prend le pas sur l’altruisme, la FNDIRP  poursuit, avec les moyens qui sont les siens, l’œuvre d’humanisme que vous et vos camarades avez commencée. Vous n’avez jamais failli à vos engagements et vous êtes resté debout, nous agissons et agirons dans cette voie.

 

Merci Monsieur Pepelnjak, merci Franz.

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Michèle Josserand

 

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Journée du souvenir de la Déportation Nord Isère Rhône

La journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation a débuté le 28 avril à Saint Romain en Gier (Rhône) à 16h. Environ une vingtaine de personnes se sont retrouvées devant la plaque commémorative de Louis Pingon. Nos 2 porte-drapeaux Marius Kouzoubachian et Edouard Liétard étaient présents. Après lecture du message, dépôt de fleurs et minute de silence, la Marseillaise a été chantée à cappella.

En fin de cérémonie, une photo a été prise avec Mme la Maire ainsi que la famille de M Pingon et porte-drapeaux.

 

 

 

A 17h, nous nous sommes rendus à Chasse sur Rhône au monument de la Libération. Les gerbes ont été déposées par Mme Caroline Abadie (députée de l'Isère) et Didier Rambaud (sénateur), par M Patrick Curtaud (vice-président du Conseil départemental) au nom du président JP Barbier, par M Thierry Kovacs (maire de Vienne, conseiller régional) au nom de M L. Wauquiez (président Auvergne Rhône Alpes), M Claude Bosio (maire de Chasse) et de A. Kouzoubachian pour la FNDIRP

Etaient présents Mme D. Roux (conseillère régionale), et les conseillers départementaux Mme C. Lo Curto Cino et M E. Binet, les représentants de la gendarmerie de Chasse, Mme Anna Jambon (conseil de coordination des arméniens de France).

Par ailleurs étaient présents M le maire honoraire de Chasse, les conseillers municipaux, les représentants d'associations, M Paul Chémédikian (président de l'Union Culturelle Française des Arméniens de France) et son porte-drapeau, ainsi que celui de la FNACA et ceux de la FNDIRP

 

Une foule importante était présente. Le mémorial de Montluc avait mis à ma disposition le duplicata du panneau biographique de Manouk Kouzoubachian qui se situe dans la cellule du mémorial de la Prison de Montluc.

Après l'appel des camps et le rituel protocolaire, le chant des partisans et la Marseillaise ont été joués et chantés par l'assistance.

En fin de cérémonie, M le Maire de Chasse a prononcé un discours de paix et de tolérance.

 

 

Dimanche 29 avril, square de la Résistance à

Vienne à 10h

Message des Déportés par A. Kouzoubachian, dépôts de gerbes par Mme la Sous-Préfète, par Mme la députée C. Abadie, par M P. Curtaud vice-président départemental et Mme E. Celard conseillère départementale, par M T. Kovacs maire de Vienne et Mme Cédrin, par M A. Kouzoubachian FNDIRP. Le chant des partisans, la Marseillaise et une marche militaire ont été interprétés par la fanfare de Vienne.

 

Présence des autorités civiles et militaires, médaillés de la Légion d'Honneur, médaillés militaires, associations des anciens combattants et victimes de guerre, conseillères régionales, conseillers départementaux, conseillers municipaux, porte-drapeaux ( ceux de la FNDIRP, dont un porté par M Roland Rodot, nouveau suppléant )

 

 

A 10h45, cérémonie devant la stèle de la Déportation et de la Résistance à Grigny ( Rhône )

Lecture du message par A. Kouzoubachian, dépôt de gerbes, minute de silence, chant des partisans, Marseillaise, prise de parole de Mr Xavier Odot (maire de Grigny )

Etaient présentes une trentaine de personnes dont les commandants de gendarmerie et des pompiers de Givors

 

 

11h 30, cérémonie à Givors sur l'Esplanade de la Résistance et de la Déportation

 

Appel des camps lus par 2 enfants du Conseil municipal des enfants, poème d'un rescapé de Mauthausen lu par sa fille, message des Déportés par A. Kouzoubachian

Chant des marais, Marseillaise

Prise de parole par Mme Christiane Charnay maire de Givors

Présence du commandant de gendarmerie et des pompiers

 

A toutes les cérémonies, j'ai évoqué les crimes et attentats commis à Trèbes et demandé à nous associer au deuil des familles.

Albert Kouzoubachian

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27 juin 2018

Message conjoint 2018 pour La journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

La journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation permet chaque année de remettre en mémoire ce que fut la déportation avec son cortège infernal de trains partis de France entre 1940 et 1944.

Ces trains ont conduit vers les camps de concentration ou d’extermination de l’Allemagne nazie des populations de tous âges et de toutes conditions, victimes de la répression et des persécutions pratiquées par l’occupant nazi avec le concours du régime de collaboration en France.

La journée nationale a aussi pour but de rendre hommage aux victimes et de rappeler l’engagement de celles et ceux qui ont choisi de poursuivre dans la résistance la lutte contre l’ennemi et son idéologie.

Nous pensons avec beaucoup d’émotion à ces disparus, femmes et hommes qui ne sont pas revenus de la tragédie qui a frappé tant de combattants et auxquels nous devons une part de notre liberté.

Leur combat pour le respect de la dignité humaine est particulièrement chargé de sens en cette année du 70ème anniversaire de l’adoption de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.

Le travail de mémoire n’est jamais achevé. L’acharnement des déportés à transmettre a valeur d’exemple et s’explique par la force d’un engagement qui ne tolère ni l’érosion de l’âge ni les difficultés de la vie.
Ce sacrifice, ils veulent le donner en partage aux générations suivantes afin de les inciter à rejeter toute manifestation de haine, inspirée de considérations ethniques, religieuses, culturelles ou nationalistes.

Le message d’aujourd’hui se veut un appel à œuvrer pour un monde de paix dont l’Europe doit demeurer le symbole.

Ce message a été rédigé conjointement par :

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus – Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (UNADIF – FNDIR)
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)

Avec le concours des Associations de mémoire des camps et de la déportation

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Cérémonie du souvenir à Champaviotte

 

En "marge" de la Journée nationale de la Déportation qui à lieu chaque année le dernier dimanche d'Avril, Saint-Egrève se souvient de ses héros, victimes de la barbarie et folie des Nazis et d'une certaine France dont les idées n'ont pas complètement disparues à ce jour...

 

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 Source: Exposition sur la Résistance - Crédit ANACR St-Egrève

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26 juin 2018

L'ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof vient de recevoir officiellement le "Label du patrimoine européen"

 

Le camp de concentration du Struthof porte le label du patrimoine européen

L'ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof vient de recevoir officiellement le "Label du patrimoine européen". Entre 1941 et 1945, 52.000 personnes ont été détenues dans l'unique camp de concentration nazi présent sur le territoire français. 22.000 y ont perdu la vie.

https://www.francebleu.fr

 

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